Le parc de l’Aconcagua est organisé et géré de manière à ce que tous les visiteurs qui y entrent puissent, d’une part, bénéficier de services qui garantissent leur sécurité et, d’autre part, éviter toute pollution ou dégradation de la zone protégée.
Pendant la saison d’escalade, le parc de l’Aconcagua propose aux alpinistes les services suivants : gardes forestiers, service médical, patrouille de secours, gestion des déchets et toilettes dans les camps de base.
Rangers
Les gardes forestiers sont les agents officiels chargés de conseiller et d’informer les visiteurs, ainsi que de veiller à la protection de l’environnement et à la préservation des ressources naturelles. Ils disposent de pouvoirs de police à l’intérieur du parc et ont le pouvoir de contrôler les entrées, d’appliquer des sanctions et d’expulser ceux qui ne respectent pas les règles en vigueur. Ils peuvent également recevoir des plaintes pour non-respect de la réglementation, ainsi que des suggestions et des contributions visant à améliorer le fonctionnement et l’entretien du parc.
Emplacement des postes de gardes forestiers
Itinéraire classique
– Station à l’entrée de Horcones
– Camp intermédiaire de Confluencia
– Camp de base de Plaza de Mulas
– Camp d’altitude de Nido de Cóndores
Itinéraire polonais
– Entrée de la Quebrada de Vacas
– Pampa de Leñas
– Casa de Piedra
– Camp de base de Plaza Argentina
Aide médicale
Pendant la saison, un service gratuit de prévention et de soins médicaux est disponible dans les camps de Confluence, Plaza de Mulas et Plaza Argentina. On recommande aux visiteurs de faire un bilan de santé à leur arrivée au camp, ainsi que de consulter dès l’apparition de symptômes du mal des montagnes ou de tout autre problème de santé ou malaise.
Pour ta sécurité, tu dois suivre les recommandations du personnel médical.
Évacuations de secours
La coordination des déplacements organisés par le service médical sera assurée par les Rangers ; elle comprendra la descente des alpinistes depuis les camps de base jusqu’à Horcones et, si nécessaire, leur transfert vers l’hôpital d’Uspallata ou tout autre centre médical qui sera indiqué.
L’évacuation peut se faire à dos de mule ou en hélicoptère, en fonction de la gravité du cas, de la disponibilité des ressources, des conditions météo et de visibilité, ou de la présence de personnel médical ; à défaut, c’est le garde forestier responsable de l’opération qui s’en charge.
Emplacement des postes de secours
Itinéraire normal
– Camp intermédiaire de Confluencia
– Camp de base de Plaza de Mulas
– Camp d’altitude de Nido de Cóndores
Itinéraire polonais
– Entrée de la Quebrada de Vacas
– Camp de base de Plaza Argentina
Évacuation par hélicoptère
La nécessité d’une évacuation par ce moyen sera déterminée par le personnel médical présent, via la procédure de prise en charge appropriée, ou, en son absence, par le chef de service ou le garde forestier responsable de l’opération.
On considère comme des évacuations graves ou d’urgence celles qui mettent sérieusement en danger la vie ou l’intégrité physique des grimpeurs et qui doivent donc être effectuées rapidement. Ça inclut notamment : les œdèmes graves (EAP), les gelures de 2e et 3e degrés et les problèmes cardiaques, entre autres.
On considère comme des évacuations de routine celles où les patients ne sont pas en danger de mort ni dont l’intégrité physique n’est pas menacée, mais qui ont besoin d’un peu d’aide ou qui doivent redescendre à l’hôpital pour des raisons psychologiques. Ça comprend : le mal aigu des montagnes (MAM) léger, les engelures au premier degré, les ampoules, les crises de panique, les personnes en état d’épuisement ou de déshydratation, les personnes âgées en mauvaise forme, y compris celles présentant un œdème pulmonaire ou cérébral précoce. Ces évacuations se font en hélicoptère tant qu’il y a des places disponibles.
S’il n’y a pas de places disponibles, la personne concernée doit demander une « mule sillera » à son prestataire de services ou redescendre à pied en compagnie de ses compagnons.
• L’évacuation se fera depuis le point de départ jusqu’à l’entrée du parc, dans les ravins d’Horcones ou de Vacas, où les patients seront pris en charge par une ambulance ou une unité de transfert, selon le cas.
• Dans des cas exceptionnels, le service médical peut assurer le transport d’un patient vers la ville de Mendoza, mais uniquement s’il en reçoit l’ordre et avec l’autorisation expresse du chef de service ou de son remplaçant.
• Tous les frais liés à l’évacuation par hélicoptère ordonnée par le service médical, ainsi que ceux liés au transport et aux soins médicaux en dehors du parc, sont à la charge de la personne évacuée.
On te rappelle que les alpinistes qui pratiquent des activités dans des conditions extrêmes (ascension de la face sud, du glacier polonais, parapente, deltaplane, ski extrême), seront tenus de prendre en charge les frais supplémentaires liés aux soins médicaux ou aux évacuations en cas d’accident, ainsi que les frais supplémentaires générés par leur recherche et leur sauvetage, si ceux-ci sont possibles et effectués par les services d’ambulance, et les frais d’hospitalisation.
Patrouille de sauvetage
Le parc de l’Aconcagua dispose d’une patrouille de secours rattachée à la police de Mendoza, dont la mission est de rechercher et de secourir les personnes qui, en situation d’urgence, ont besoin de l’aide de ce groupe d’alpinistes hautement qualifiés. La patrouille intervient exclusivement sur la voie normale de l’Aconcagua, où elle mène des opérations de recherche et d’évacuation vers le service médical du parc de l’Aconcagua, situé au camp de base. C’est là qu’on coordonne les actions nécessaires pour évacuer la personne en danger jusqu’à la sortie du parc afin qu’elle puisse recevoir des soins médicaux.
Si tu comptes te rendre sur l’Aconcagua, il est important de savoir que la patrouille de secours ne fait pas partie des services proposés par le parc de l’Aconcagua ; elle intervient toutefois dans les situations graves qui nécessitent sa présence. De plus, sache que comme la voie du glacier polonais, tout comme celles que tu trouveras sur la face sud, est considérée comme très risquée, la patrouille de secours n’interviendra pas à cet endroit. Les alpinistes qui choisissent ces itinéraires doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour faire face seuls à d’éventuelles situations d’urgence. Dans tous les cas, les gardes du parc restent à l’écoute permanente de la radio sur la fréquence 142,8 MHz FM pour capter d’éventuels appels à l’aide.
Déchets liés aux évacuations
Les grimpeurs recevront un sac numéroté pour trois personnes, ainsi qu’un sac en plastique individuel pour chacun. Ils devront les rendre aux gardes forestiers avec les déchets qu’ils auront produits, au moment de quitter le parc.
Les grimpeurs peuvent confier l’évacuation de leurs déchets à des prestataires. Ils doivent présenter une attestation de prise en charge par le prestataire sur le permis de sortie. Le prestataire est responsable de ce sac jusqu’à ce qu’il soit sorti du parc.
En cas de non-respect de la réglementation relative à l’élimination des déchets, des sanctions seront appliquées
conformément aux dispositions fixées par l’autorité compétente.
Toilettes
Les visiteurs doivent louer les toilettes auprès des prestataires de services. Personne ne peut rester dans le camp sans en avoir fait la location.
Dans les camps d’altitude, il est obligatoire d’utiliser des sacs prévus pour les matières fécales, qui doivent être remis au Corps des Rangers au camp de base avant le retour.
On te rappelle que l’utilisation de ces sacs contribue grandement aux camps d’entretien et de préservation.